Il était une fois ...

Vendredi 11 janvier 2008 5 11 /01 /Jan /2008 12:33
    Si il existe bien une spéciale "d' hommes", c' est sans aucun doute celle ci. Le fabuleux " Col de Bleine ", Le Bleine. Cette ES a pu aussi s' appeller "Le Mas - Aiglun" ou " Les quatre chemins - Aiglun " etc... Si c'est aujourd'hui un de plus gros morceau du rallye d' Antibes, elle a aussi été emprunté à maintes reprises par le feu rallye Grasse-Alpin, le Nice Jean-Behra, et bien sur le rallye Monte-Carlo. Pour moi, il s' agit là du plus beau secteur chronométré existant en France. Cette spéciale est tout simplement superbe ! C'est parti pour 25,78 kilomètres de pur bonheur...

    Une fois posé sur la ligne de départ juste à la sortie du carrefour des 4 chemins, sétendent devant vous presque 500 mètres de ligne droite. Profitez en, car ce sera quasiment la seule que vous verrez jusqu' au village d' Aiglun où se situe l' arrivée. Petit conseil à l' attention des copilotes; pensez dès maintenant à allumer votre lecteur de carte...(même s'il fait plein soleil) La montée vers le col est assez rapide; avant un gros freinage sur un gauche avant une épingle droite qui marque la fin de la montée. Le passage du col de Bleine aprés 4Km est trés large et passe à fond en aveugle avant de basculer dans la descente vertigineuse. Là s' enfilent une multitude d' épingles entrecoupées de lignes droites au revêtement neuf. L' asphalte a été refait il y a maintenant 3 ou 4 ans, éliminant toutes les bosses qui rendaient cette descente assez dangereuse. Les freins sont déjà mis à rude épreuve. Arrivé en bas du Bleine, la spéciale s' engage à droite sur la D10. C'est le seul accés pour le public, il y a donc toujours là un monde fou, et le carrefour est assez spectaculaire, ce qui vaut toujours de nombreuses images de ce passage. A partir de ce moment là, le chrono change de configuration. La route se rétrécit, et devient de plus en plus bosselée, il reste encore plus de 16 kilomètres à parcourir tout en légère descente vers Aiglun. Fini les gros freinages sur les épingles, le ruban de vieux bitume serpente à n' en plus finir le long de la montagne, attention cordes interdites sous peine de crevaison... Le physique est ici aussi important que d' avoir de supers notes dans cette ES. Bien souvent, les écarts se font ici. Quant enfin, on arrive dans le petit village du Mas, on souffle un peu. C'est un bon repère, on sait qu' il ne reste plus que 8 bornes à parcourir. Oui, mais ce sont surement les huit kilomètres les plus durs qu' il reste. Dès la sortie du village; un gauche "piège" jette de  suite sur un épingle  droite serrée. A peine l' épingle passée, la route est défoncée sur environ 800 mètres, et on roule sur les cailloux. cette partie se négocie "arreté" sous peine de se retrouver dehors. La route se rétrécit encore un peu plus, et la descente s' accentue. Les arbres commencent à disparaitre au fur et à mesure que l' on descend dans les gorges de l' Esteron. Il n' y a plus que du rocher... A gauche, on est à flanc de montagne, et à droite, la route est délimitée du précipice grace à un muret de pierres.
    On est maintenant dans les gorges, sur mon cahier de notes, j' ai pris soin de noter un repère pour annoncer à mon pilote d' allumer ses phares avant de plonger dans un droite sous un tunnel d' où on sortira 400 mètres plus loin (d' où le necessité d' avoir allumé le lecteur). Il n' est pas rare de voir des sorties de route à l' intérieur de tunnel, des équipages ayant omis d' allumer les phares se retrouvent tout à coup plongés dans le noir. Pour y être passé plusieurs fois en course, mais y être allé aussi plusieurs fois en spectateur, cet endroit est magique. Déjà le décor y est somptueux, et le bruit des autos de course dans les gorges et sous le tunnel est décuplé de façon spectaculaire. C'est vraiment une chose à vivre au moins une fois. Tout le monde a déjà vu au moins une fois des images de ces fameuses clues d' Aiglun... Frissons garantis! A cet endroit, il reste un peu plus d' un kilomètre de chrono. La route remonte; et les deux dernières épingles sont loin d' être les plus faciles à négocier. Les panneaux Jaunes d' abord et rouges ensuite marquent enfin l' arrivée de cette ES d' antologie. La ligne franchie sur la bosse de l' entrée du village d' Aiglun... il ne reste plus qu' à laisser couler l' auto jusqu' au point stop situé sous l' arche du village. Enfin, on peut souffler, enlever le casque et boire un coup...
    Celle là, c'est un sacré morceau !!!
Par Nord Rallyes Images - Publié dans : Il était une fois ...
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Samedi 21 juillet 2007 6 21 /07 /Juil /2007 10:53

Quatrième manche du championnat de France asphalte, le rallye du   Rouergue marque ainsi la fin de la première demi-saison. Commence donc la trêve estivale, avant une rentrée des classes toujours très attendue du coté de Morzine, à l’ occasion du rallye du Mont-Blanc. C’est donc l’ occasion de revenir sur une épreuve spéciale redoutable, et redouté du rallye du Rouergue. Ce chrono « Campouriez-Le Nayrac » fait traditionnellement office du juge de paix du rallye.

 

            Ce ne sont pas moins de 36 Km qui s’ affichent au menu de cette spéciale. Sous la canicule aveyronnaise, les longues spéciales comme celle-ci mettent à rude épreuve hommes et mécaniques, et plus particulièrement encore les pneumatiques… Je dois bien l’ avouer, je suis un peu nostalgique de l’ ancienne mouture de cette ES, qui voyait le départ à Entraygues. La nouvelle version offre un départ de Volonzac moins sinueux et bien plus large sur une belle descente tout en trajectoire durant les huit premiers kilomètres. A partir du pont de Banhars, la route remonte légèrement avant de s’ enfiler à flanc de coteaux dans de longues enfilades assez rapides. Cette partie n’ est pas sans me rappeler  quelques passages du Lyon-Charbo. Un peu avant la mi-spéciale, le tracé rejoint celui de l’ ancienne spéciale, dans une longue portion à fond. Puis commence alors, la fabuleuse descente vers les gorges du Lot. Pendant presque dix kilomètres, la route étroite et tortueuse à souhait nous offre un pur moment de bonheur. Il y a de tout dans cette descente très rythmée. La fin de la descente, plus boisée, est entrecoupée de quelques épingles au frein à main, et se rétrécit encore. Nous arrivons alors dans cette espèce de parking entre des haies, le long de la route départementale reliant Estaing à Entraygues. Il reste une dizaine de kilomètres à parcourir. Il nous faut maintenant attaquer la montée en sous bois, la route redevient un peu plus large. Attention à la fameuse pierre cachée dans ce droite où la corde semble nous appeler, c’est le piège où tout débutant au Rouergue se fait avoir, même si avec le temps, cette pierre semble s’ être un peu émoussé et les crevaisons sont moins nombreuses… Rien de bien particulier jusqu’ aux trois ou quatre derniers kilomètres, où malheureusement d’ énormes bottes de paille viennent empiéter sur la route, pour nous empêcher de prendre les cordes. Et comme tous les ans, ces derniers kilomètres sont couverts de graviers, ce qui rend la chose assez désagréable et dangereux. La spéciale se termine par la célèbre bosse de Crussac, toujours noire de monde et son gauche rapide juste derrière… Puis vient enfin le point-stop. Trempé et soulagé d’ en avoir terminé avec ce chrono de folie. Cette spéciale est traditionnellement la dernière du rallye ; il y a donc généralement un monde fou, et cette année, ce point-stop fut particulièrement riche en émotion pour moi !


    

Par Nord Rallyes Images - Publié dans : Il était une fois ...
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 12 avril 2007 4 12 /04 /Avr /2007 09:58
    Une fois n' est pas coutume; direction la Belgique, et plus précisément le Westhoek, à quelques encablures de la ville d' Ypres,la cité des chats. Ils ne sont pas nombreux, les rallyes à pouvoir se targuer de posséder un haut lieu qui fait la légende de l' épreuve. Le mont Kemmel, c'est un peu comme le Turini au Monte-Carlo, il faut l' avoir vu au moins une fois pour se rendre compte.
    Les 24 heures d' Ypres (aujourd'hui Ypres Westhoek Rally), ont une saveur toute particulière pour moi. Tout d' abord à cause de sa renommée, et puis j' ai un peu l' impression d' y être chez moi. C'est surement l' un des plus beaux rallye du championnat d' Europe; et depuis 1989, je n' en ai raté que deux éditions. L'une à cause d' un service militaire bien loin de nos contrées occidentales, et la seconde à cause des hasards du calendrier qui ont fait que le rallye du Rouergue et Ypres avaient lieu à la même date en 2003. Cette année, si tout se passe bien, je devrais y prendre mon septième départ... alors retour sur ce rallye que je connais comme ma poche, et plein feu sur cette ES de Kemmel, appelée réellement "Heuvelland" . Il s' agit de la plus longue spéciale du rallye, et sans doute la plus belle ... 5... 4... 3... 2... 1... GO !!!
    Le départ est donnée sur la place du village de Kemmel d' où l' on sort par cette longue épingle gauche large. Une longue enfilade large et rapide nous dirige vers le mont, mais le premier gros freinage nous envoie sur la droite et une toute petite route bosselée étroite au grip quasi inexistant, caractéristique somme toute de cette épreuve particulière. Aprés quelques centaines de mètres, le rythme est pris... A la sortie de l' épingle gauche, 3 Km aprés le départ, on retrouve une route un peu plus large, et sur le sommet le long du hangar agricole, on plonge sur un droite vicieux qui referme, théatre de quelques sorties de route mémorables par le passé. La route se rétrécit et se dégrade, nous sommes sur "Steenhofstraat" au bout de laquelle se présente le fameux Pif-Paf défoncé où les cordes ressemblent à des trous de bombe. Là on récupère une partie du tracé de l' ES du rallysprint de Monteberg, ça devient hyper rapide. Encore quelques kilomètres et l' on arrive ensuite à Dranouter, sur le gauche large et piégeux qui attaque la remontée d'abord vers Monteberg et ensuite Kemmelberg. Aprés 800 M d' ascension, on plonge à gauche dans la foret, la route devient sentier et on traverse le Monteberg. La sortie du bois, trés vite, nous dépose au pied du mont Kemmel. Encore 500 mètres de montée large et rapide, et à l' ossuaire français, les voitures se jettent à droite dans le bois, sur un mince ruban de bitume trés étroit. Attention aux cordes à ne pas prendre, car le goudron saillant à vite fait de lacérer vos pneus! Vient ensuite ce gauche au ralenti à moitié dans la terre, puis la fin de la montée avant de se retrouver en haut du mont. La petite chicane en terre installée sur le parking de la brasserie est vite avalée et voici qu' on plonge dans la descente en pavés... Là c'est un bonheur indescriptible ! La voiture (quelqu' elle soit) dans tous les sens, en large dérive des quatre roues avant le freinage délicat en bas de la descente pour prendre le droite qui nous renvoie vers le Monteberg. La première fois que je suis passé là en course en 1995 avec Jimmy, il devait être minuit passé, et il faisait clair comme en plein jour grace aux flashes des photographes... Aujourd'hui encore, j' en ai des frissons. Par contre, en cas de pluie, c'est "Holliday on Ice" !
    La fin de la descente assez technique, nous propulse dans la plaine flamande. C'est là qu' on va trouver les fameuses cordes qui avalent la moitié des autos, véritables toboggans. Pour le novice, se jeter d' une corde à l' autre parait assez déroutant au début, mais bien vite, on rentre dans le jeu. Et de toute façon, il n' y a pas trop le choix, car l' etroitesse des routes obligent les autos à y descendre. Les plus belles se trouvent là, le long de la N322 entre Dranouter et Nieuwkerke. On vient de passer la mi-spéciale, et maintenant jusqu' à l' arrivée, le profil du chrono ne changera plus beaucoup. Routes étroites, bosselées et poussiéreuses... Bref comme au début, quoi !
L' arrivée à fond dans le village de Nieuwkerke est un grand moment aussi. Le droite large est soulagé et aprés avoir tourné à gauche au stop, on rentre sur la place pavée où sont installées les chicanes géantes. Spectacle assuré pour le public qui est toujours présent en nombre à cet endroit là. En sortant du village, on reprend une portion empruntée par le shakedown en sens inverse. Attention aux cailloux dégagés des cordes, cette partie est toujours trés délicate à appréhender. On rejoint ensuite la routes des estaminets où il fait si bon déguster une bonne bière locale, mais pas aujourd'hui, ce sera pour une autre fois... Encore quelques beaux passages assez sales, avant d' arriver au coin perdu, le long de la frontière française. C'est la remontée vers le Sarlinde, dernière taverne de la spéciale. Un dernier enchainement piégeux juste avant l' arrivée, et puis on prend le dernier gauche sur la grand route, et le chrono s' arrête !

    Voila pour ce qui reste le gros morceau de ce rallye hors norme. Malheureusement, tous les ans, sous la pression des écologistes locaux qui sont assez virulents, les organisateurs de la Targa Florio sont toujours un peu plus confrontés aux difficultés pour pouvoir traverser le Monteberg et le Kemmelberg. Par le passé, ça a valu quelques explications musclées. L' aménagement de zones ouvertes au public, et d' autres strictement interdites, semblent néanmoins avoir quelque peu calmé les esprits. Espérons que pendant longtemps encore, nous pourrons escalader ces monts des Flandres et parcourir cette ES de " Heuvelland " dans sa totalité ...
Par Nord Rallyes Images - Publié dans : Il était une fois ...
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 16 janvier 2007 2 16 /01 /Jan /2007 20:19
    Le col de Corobin ...  Ce serpentin de bitume à travers la montagne des Alpes de Haute Provence semble avoir été tracé pour la pratique de notre sport favori et cette ES fait partie des spéciales mythiques du rallye de Monte-Carlo. D'ailleurs, c'était l' une des préférée de François Delecour qui doit toujours en détenir le record avec la Ford Escort Cosworth, si ma mémoire est bonne !
    Personnellement, j' ai fait connaissance avec ce chrono lors du rallye Grasse-Alpin 1995, comptant alors pour le championnat de France et d' Europe de la spécialité. Nous parcourions ce secteur dans le sens inverse de celui présenté sur la carte. C'est à dire que le départ se situait juste sur le bord de la route Napoléon, à la sortie du hameau de Chaudon-Norante, à quelques encablures de chez " Patou " Magaud. Trés étroite, la route s' élève tout de suite et aprés un premier Pif-Paf bosselé, on rentre dans le vif du sujet sur une première épingle gauche. La montée jusqu' au col est trés rythmée, même si elle reste toujours trés étroite. Des passages à flanc de montagne succédent à des portions roulantes au milieu des prairies... On rencontre même quelques faux plats descendant. Mais plus on approche du sommet, plus la pieraille sort des cordes, et la vigilance dans l' habitacle doit redoubler. Et puis au sortir de ce trés long droite, la montagne s' efface, et on ne voit plus que le ciel à perte de vue ... Attention, le droite se referme sur une bosse toujours remplie de terre; nous sommes à 1230 mètres au sommet du Corobin, ce fameux col où la neige s' attarde tard en saison. D' ailleurs le passage en course du col est toujours trés délicat car trés sale et piégeux.
    Et puis tout de suite, la descente nous rappelle à l' ordre: le maitre mot est: Concentration ! Les premiers freinages sont violents, et en plus la route est hyper bosselée. Une succession d' épingles trés raides va calmer un peu les ardeurs de ce début de descente. la dénivelation va ensuite s' adoucir, et la vitesse augmenter. Au fur et à mesure que l' on continue de descendre, on retrouve de la verdure le long de la spéciale, et les murets qui entourent les épingles sont couverts d' encouragements peints à la gloire des héros du Monte-Carlo d' antan... Les freins commencent à agoniser, il est temps de voir la fin des ces 19 Km d' enfer et de plaisir ... Un dernier enchainement D/G/D (pas à fond) bosselé le long du muret de pierre, et la ligne d' arrivée est enfin là !
    Le point stop est aux portes de Digne les Bains, devant les thermes. C'est notre deuxième passage dans ce chrono, et il fait nuit noire. Avec Jimmy, on se regarde et on cherche les temps des autres concurrents du volant 106 partis devant nous... Il se passe quelques secondes, et de nouveau, on s' échange un regard qui en dit long ! Lionel Montagne vient de nous coller une minute pleine dans le Corobin !

Par Nord Rallyes Images - Publié dans : Il était une fois ...
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 12 décembre 2006 2 12 /12 /Déc /2006 19:31
    Direction l' Hérault et le Gard pour ce deuxième volet dans la série " il était une fois " ! Bien sur, il s' agit d' une célèbre spéciale du rallye surement le plus populaire en France, le Fameux Critérium des Cévennes. Comme presque toujours maintenant, les épreuves chronométrées se courrent dans les deux sens, mais comme l' indique le titre, nous évoquerons cette ES par le départ d' Aumessas. Déjà bien loin de Montpellier, la petite place du village en plein coeur du parc national des Cévennes est recouverte de feuilles ocres, dorées ou couleur rouille... L' automne est là, et le Critérium aussi. Pour celui qui n' y est jamais allé, l' ambiance est indéscriptible. La fête a déjà commencé lors des recos, et le monde recensé sur les bords des spéciales le week end de course, vous fait ressentir un petit frisson le long de la colonne vertébrale, Le critérium, ça ne se raconte pas... ça se vit !  C'est ça les Cévennes ...
    Mais revenons à notre ES. Longue de 9 Km, Aumessas-Mars est la plus courte des spéciales du Critérium, mais elle n' en est pas moins compliquée. Le départ est donné dès la sortie du village, et la route va trés vite s' élever, jusqu' à devenir carrément pentue. Trés étroite, la montée reste cependant assez rapide, avant d' arriver sur un plateau bien dégagé qui se termine sur un long gauche, et tout de suite derrière une épingle droite qui marque le début de la descente ... La première fois que je suis passé là en course, je croyais rêver. A la sortie de l' épingle, les spectateurs s' écartaient les uns aprés les autres devant le capot de la voiture, je me suis même surpris à me dire : "Bon dieu ... un truc comme ça chez nous, et la spéciale serait annulée !" Et puis on plonge dans la descente trés rythmée, trés sinueuse et toujours trés étroite, le tout bordé de murets en pierre. Elle parait interminable, pas une seconde de répit à coté pour balancer les notes... pas une seconde de décontraction pour le pilote, qui tourne le cerceau comme un fou, et puis arrivent les épingles, éspacées par des bouts de lignes droites un peu plus rapides. Là, on sait qu' on va bientôt en finir, et on guette le panneau au drapeau jaune annonçant l' arrivée prochaine, juste avant le hameau de Mars. Nous sommes à quelques encablures du Vigan...
    Voila neuf kilomètres trés intenses qui viennent d' être avalé. J' aime beaucoup cette spéciale, qui par contre me le rend trés mal. En 2005, dans le sens inverse, Le critérium des Cévennes s' était arrété là pour Philippe Bouyer et moi même. Dans la descente sur Aumessas, notre C2 challenge a décroché violemment sur un freinage bosselé, pour venir s'écraser sur un pylone electrique. Caisse morte et perte de connaissance pour moi, mon second critérium s'est fini à l' hopital...
Par Nord Rallyes Images - Publié dans : Il était une fois ...
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Dimanche 26 novembre 2006 7 26 /11 /Nov /2006 22:24
    Nouveauté sur le blog " Nord Rallyes Images ", avec cette nouvelle rubrique intitulée:  "Il était une fois..." De temps en temps, je parlerai d' une épreuve spéciale marquante, et j' essaierai de vous faire partager ce que cette ES m' inspire. N'hésitez pas à réagir et donnez nous votre avis, si pour vous aussi, cette spéciale a un parfum particulier.
    Pour la première, comme c'est d' actualité et que le rallye du Var vient juste de se finir, on va évoquer une spéciale de ce rallye qui marque tous les ans, la fin du championnat.


    "Notre Dame des Anges", ainsi nommée puisqu' à son point culminant, le tracé contourne cette chapelle dédiée à la patronne angélique, mais cette ES s'est aussi appelé "Pignans".  Longue d' un peu plus de 16 Km, cette ES est une succession de routes forestières tortueuses partant de Pignans pour rejoindre Gonfaron. Trés étroite et toujours trés sale, recouverte de feuilles, il arrive qu'on y rencontre de la neige, du brouillard ou du verglas. J' ai une affection toute particulière pour ce chrono trés selectif et assez dur pour les copilotes. Pas le droit de s'endormir à coté, et un faux rythme serait vite arrivé dans cette ES assez lente. Le départ (par Pignans) est trés bosselé et trés vite la route monte. On trouvera une série d' épingles dont une ou deux piégeuses sur des "ciels " en aveugle, avant de passer la barrière juste avant la célèbre bosse du carrefour de la chapelle à peu prés à mi-spéciale. Ensuite, la route redescend, le rythme s' accélère en même temps que la vitesse. Vers la fin du chrono, une nouvelle série d' épingles nous annonce la fin prochaine de l' ES. Ce tronçon fut un de mes meilleurs souvenirs en course en 2002, aux cotés d' Arnaud Mordacq. Nous nous battions en tête du challenge Saxo avec Patrick Henry. Dans ND des Anges, nous allions rattraper la Saxo S1600 de Ceccone, et coller 23secondes à Patrick et Magali ... nous venions de prendre la tête du challenge, avant que la Saxo bleue du pilote de Vesoul ne la reprenne dans le chrono suivant, celui de "Collobrières"...
Par Nord Rallyes Images - Publié dans : Il était une fois ...
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Images Aléatoires

  • Vauthier.A-2008-Corse--10-.jpg
  • Vauthier.A-2009-Lorraine--01-.jpg

Créer un Blog

Recherche

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés