Championnat du Monde

Mercredi 7 janvier 2009
   Timo Jouhki dit de lui qu'il est certainement le plus rapide de tous ses poulains. Jari-Matti Latvala détient au moins un record que Sébastien Loeb ne lui enlevera jamais; à 22 ans, il est devenu le plus jeune vainqueur d'une manche du championnat du monde des rallyes. La seule surface où le jeune finlandais est encore un peu à la peine reste l' asphalte, mais l'exercice 2009 ne proposera que deux courses sur ce type de revêtement. La première en Irlande sur un goudron glissant, trés étroit et bosselé mais aussi hyper rapide. Sur ce rallye atypique ressemblant plus au Touquet qu' à la Corse (idem pour la météo), il pourrait bien se passer plein de rebondissements en vertu d' une nouvelle réglementation aberrante de la part de la FIA. A savoir, que dans un souci d' économie, l' instance regnante avait déjà décidé de n' autoriser les ouvreurs que sur les épreuves asphaltes; et aujourd'hui la FIA va encore plus loin pour soulager de quelques centaines d'euros les constructeurs, et il ne sera plus accepté qu' un seul ouvreur par team ... Oui oui, vous lisez bien ! Tu parles d' une économie... Quand deux ou trois WRC à 900.000 euros pièce seront accrochées aux arbres par faute de corrections sur le cahier de notes, l' économie vous la voyez toujours ? Déjà que suite à l' arrivée du manufacturier unique, les pilotes réclamaient le retour de leurs ouvreurs sur la terre aussi (voir la catastrophe du Wales Rally GB); enfin bref...
   Le seconde et dernière épreuve asphalte tiendra place en Catalogne avec ses jolis tapis de graviers qui rendent un enrobé lisse en chantier. Là encore, on verra bien si les bonnes idées des hautes sphères tiennent toujours la route, elles !
   Ceci étant dit, si effectivement, Latvala risque d' être en difficulté sur ces rallyes là, sur les autres épreuves, il n' a aujourd'hui rien à envier à son compagnon d' écurie Mikko Hirvonen, ni même à la référence Loeb. Le quintuple champion du monde semble d' ailleurs avoir du mal à trouver une motivation ces derniers temps. En pleine progression, Jari-Matti pourrait bien profiter de ces éléments, et pourquoi pas provoquer le facteur chance dont tout grand champion a nécessairement besoin à un moment ou à un autre. Alors, oui ... 2009 pourrait bien devenir l' année Latvala !

Par Nord Rallyes Images
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 12 décembre 2008

En trois années, il a eu le temps de m'étonner et de me surprendre le « père Ogier », entre les années « Coupe Peugeot » et cette saison en Junior, j'en ai vécu des « GF T » (Gros Frein Tard !) et autres D120++ passés à fond, des chronos de folie là où personne ne nous attendait...mais là en Angleterre il a fait fort !

 

Ce rallye du Pays de Galles s'annonçait pour nous « calme et intéressant »,  il a été palpitant et extraordinaire...

 

Des recos folles.

Le découpage du rallye était assez distendu puisque certaines spéciales (les trois de la première journée) se trouvaient à 150km au Nord de Swansea (parc d'assistance). Après avoir donc passé une nuit sur place dans un hôtel « so british » (genre maison d'Harry Potter...), nous avons pris le départ des recos sous la neige et sur des pistes de glace vive...ah ça, ça a été du sport : même à 20 à l'heure on était sur des oeufs (demandez à Seb et Daniel !).

Quelques gués, des spéciales très rapides dans les bois et au milieu des champs d'éoliennes, pas mal de dénivelé, notamment dans l'ES3 où nous nous sommes littéralement retrouvés face à un « mur », vous savez comme au ski...le coup d'oeil expert de Seb (moniteur de ski à ses heures) classa immédiatement l'endroit en piste noire !

 

Bref, on n'avait pas en plus besoin de la grêle et des plaques de glace pour sentir que le RAC était une épreuve de bucheron...

 

La préparation.

Quelques nuits de recopiage de notes plus tard (...) nous avons mis à profit notre après-midi du jeudi pour s'entraîner au changement de roue en conditions de course, revoir de quoi sont constitués les lots de bords de la C4wrc (outillage, pièces de secours etc...) et aussi se familiariser avec les différents processus édités par les ingés' (refuelinge, gestion des pneus...).

 

La C4 est une voiture exceptionnelle, et ce n'est pas de la propagande commerciale, on ne se doute pas du niveau de technologie qu'elle contient ! Et la petite brochure qui nous a  été remise version « guide de bonne utilisationd'une C4 wrc » m'a servit de livre de chevêt pendant quelques soirées !

 

 

En piste.

Le lendemain de la cérémonie d'ouverture (où Daniel Elena m'a prodigué les derniers conseils, et appris à jouer à Guitar Heroes...), le rallye a pris son envol.

Dans la nuit noire du matin anglais nous avons parcouru les interminables 150km jusqu'à l'ES1.

Celle-ci fut annulée pour les deux tours en raison d'une glace persistante. On du malgré tout passer à travers cette spéciale en liaison...léger frisson dans le dos à l'idée que l'organisateur aurait pu avoir l'idée de la maintenir en course : on avait oublié notre bobsleigh.

 

Pressions faites, bien calés au fond du baquet, Seb a enclenché la procédure de départ, la dernière lumière s'éteint en même temps que le chrono s'élance...le premier de notre vie en wrc !

 

 

 

Et nous voilà à dévaler la pente de Sweet Lamb, pas de risques inutiles, pas (trop) de passages par les portières,...mais toujours ces « GF T » dont Seb a le secret.

Dans ces conditions très glissantes, c'est un soulagement d'être à l'arrivée, et nous sommes curieux de savoir combien on va « en prendre » par les ténors de la spécialité.

Et bien on en a eu pour notre argent, mais pas avec le scénario que nous avions imaginé : sous nos yeux, le tableau nous annonçait sobrement que nous venions de réaliser notre premier temps scratch  en wrc...l'halu' !

 

Il n'en fallait pas moins pour que les journalistes et spectateurs anglais adoptent dans la foulée un surnom pour M. Ogier : « Little Seb »...!

Nous, dans l'auto, on se marre à l'idée de penser que jamais on aurait pu imaginer pouvoir dire à Seb et Daniel qu'on leur a mis 2'' au kil' ! Et on sourit à nouveau en pensant que ce sera sûrement la dernière !

 

Au cours de l'après-midi nous continuons à prendre beaucoup de plaisir dans la C4 wrc en signant des temps aux alentours de la 5ème place, et la journée se finit avec une belle chaleur sur un freinage en 5 où la voiture ne reprend plus l'adhérence sur une palque de glace. Un petit monticule de gravier nous arrête in extremis, et dans la maneuvre de dégagement nous endommageons notre 3ème vitesse.

 

Alors effectivement nous reculons un peu dans le classement général, mais peu importe, quelle journée de folie !

 

 

Le métier qui rentre.

Quelque soit l'auto, le niveau, le rallye...on se passerait bien tous de cette tirade, et pourtant...

Fin de l'ES9, au 29 ème kilomètre, quasiment sortis de cette enfer glacé, la voiture nous a échappé, et est allée se poser sur le toit au milieu d'une sorte de marécage... Pourtant j'croyais dur comme fer que ça « allait passer » : quand je regarde la caméra embarquée je ne lâche pas l'affaire et je donne la note du Droite suivant !

 

 

Les prochains rallyes seront heureusement beaucoup plus facile que celui-là : Irelande en pleine hiver avec ses routes bombées, verglacées et sinueuses, Norvège au milieu des congères de neige de 2 mètres, Chypre avec ses spéciales ultra cassantes et la première journée de course sur asphalte...hum, définitivement, l'expérience acquise lors de cette course en Angleterre dans des conditions climatiques exécrables nous servira tôt ou tard !

 
Photos: DPPI / rally-shots.com
Merci à Julien Ingrassia pour ses témoignages et sa gentillesse.

Par Nord Rallyes Images
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Samedi 25 octobre 2008

   Le dimanche soir clôturant un triste rallye du Touquet arrosé par une sombre pluie automnale, je me retrouvais dans l' aérogare d' Orly Ouest en attendant l' embarquement pour le vol Air France à destination d' Ajaccio. Accompagné de Nico Baudin, Arnaud Augoyard et Anne Brahy, nous évoquions la semaine de "mondial" qui nous attendait. Arrivé le soir même dans la douce chaleur de l' ile de beauté, la course catastrophique que nous venions de vivre Eric et moi sur la Côte d' Opale à bord de la 307 était déjà oubliée. Déjà sur place, l' ami Antoine Paque était venu nous accueillir avec Jacques Julien Renucci, à notre descente d' avion.
   L' aventure que nous allions vivre Antoine et moi s' est en fait décantée en quelques jours. Armando Perreira et Alain Vauthier, deux potes lorrains habitués du Tour de Corse au volant de leur WRC respective, étaient en panne de copilotes. Après un coup de fil d' Alain, nous nous sommes retrouvés, nous les deux nordistes à la droite des deux hommes de l' "Est". C'est donc aux cotés d'Alain que j' allais passé la semaine; tout d' abord pour les recos du fameux Tour, et ensuite durant tout le week end de course. Sortant juste de la 307, et connaissant déjà la 206 WRC pour avoir roulé dans une version 2001 aux cotés de Jean Marie Lexcellent, l' auto ne me posait aucun soucis. J' avais consciencieusement épluché la réglementation FIA appliquée en championnat du monde, le seul petit paramètre qui pouvait nous poser problème à Alain et moi, concernait plus notre entente et notre façon de travailler à chacun, car il fallait bien se rendre à l' évidence que pour une première course ensemble sans réellement se connaître; débuter par le Tour de Corse, n' était certainement pas la chose la plus facile. D'ailleurs, Armando et Antoine se trouve exactement dans la même position que nous. Je dois bien avouer qu' au départ du rallye, j' avais quelques appréhensions sur des notes un peu longues à annoncer sur des spéciales qui n' arrêtent pas de tourner une seconde, et les deux seuls passages en reconnaissance ne m' aidaient en rien.
Finalement, l' expérience fut excellente, et tout s'est passé idéalement. La mise en jambe fut assez prudente en début de rallye, mais le rythme haussa assez rapidement au cours de la première journée, pour finir sur une ES presque parfaite avec les 27 kilomètres et demi d' Arbellara-Aullène.
    Une autre grande découvert se présentait pour nous tous, à savoir comment allaient se comporter les pneumatiques P-zéro imposé par la FIA. Le ressenti fut quand même assez bizarre, avec l' impression parfois de prendre des risques avec des gommes pourtant neuves qui dégradait le comportement de l' auto, mais les conseils donnés par le staff de chez Pirelli s' avéraient judicieux et pertinents, et avec Alain, nous sûmes gérer le problème, n' hésitant pas parfois à chausser des pneus usés à la place de neufs pour préserver notre capital confiance. La seconde étape, avec les spéciales difficiles au nord d' Ajaccio fut assez complexe pour moi. C'est celle où je me sentait le moins à l' aise, et c'était aussi sûrement la plus technique du rallye. La chaleur qui baignait la Corse n' arrangeait probablement rien non plus à mon cas, mais j' étais content d' en voir la fin samedi soir. Physiquement, mais surtout nerveusement, j' accusais un coup de fatigue sévère, et paradoxalement, c'est durant cette journée où nous avons réalisé nos meilleurs temps. Il nous est arrivé plusieurs fois de signer des seizièmes chronos, très proches des voitures officielles devant nous... La bonne nuit réparatrice avant l' étape dominicale et finale de ce rallye m'avait redonné la "pêche". Après avoir bouclé les quatre longues dernières spéciales de ce Tour de Corse, le dernier point-stop fut une fois de plus, un moment fort en émotion. Outre la traditionnelle poignée de main que s' échange l' équipage, il y a forcément énormément de monde à ce point-stop. C'est là aussi que toute la pression accumulée au long de trois jours de course retombe d' un seul coup. Pris par ma tâche durant ce rallye, et la tension retombant, je n' avais que rarement vécu un sentiment comme celui que je ressentais à cet instant précis, d' autant plus que notre dix huitième place finale représentait un excellent résultat. Les 17 WRC de pointe devant nous pouvant être considérées comme officielles ou semi-officielles, c'est avec le statut de premier équipage amateur que nous rejoignions le port d' Ajaccio, contents et fiers du bon boulot accompli. Et puis pour que la fête soit vraiment totale, j' ai eu la chance de vivre en "live" le titre mondial de mon pote Julio, assis à la droite de Sebastien Ogier ! Ces deux là en partageront sûrement encore plein d' autres, mais celui là, c'est le premier et je suis sacrément heureux d' y avoir assisté. Voir le regard humide de Julien et se serrer dans nos bras à la fin d' un rallye comme celui là, ça, c'est des grands moments de sport ...

   Pour finir, j' aimerai juste adresser un message personnel de remerciements à Jess, et pour toute l' équipe de Jean Christophe Wagner. Michael et l' ensemble de ses gars nous ont concocté des voitures parfaites... Nous finissons une épreuve de championnat du monde sans le moindre petit pépin sur l' auto (juste une petite alerte d' embrayage avant même le départ). Et bien sur, un immense merci à Alain, Armando et Antoine; ainsi qu' à tout ceux qui durant cette semaine nous ont témoigné leur sympathie.

Par Nord Rallyes Images
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Samedi 20 septembre 2008

  
   Mai 1996, Peugeot Sport a la bonne idée d' envoyer sa formule de promotion "rallyes" en Corse pour disputer une étape du mythique Tour de Corse, le rallye aux 10 000 virages. Stéphane Pustelnik, en panne de copilote avait fait fait appel à mes services pour ce rendez-vous un peu particulier. A bord de nos 106 rallyes 1300 Gr.N, nous avions alors baroudé pendant quinze jours sur les petites routes corses pour une épreuve qui cette année là ne compterait que pour le championnat du monde 2 litres. Nous découvrions alors quelques haut lieux du mondial, le pénitencier de Coti-Chiavari, la bosse monstrueuse de Filitosa, les cochons sauvages sortis de nul part qui se baladaient au milieu des routes etc... Entre Jimmy et Stéphane, inséparables à l' époque, nous y avions même laissé quelques bouts de carrosserie de nos mulets dans le maquis. L'expérience fut exceptionnelle à tout point de vue, et le séjour passé avec nos potes du volant Peugeot aidé de ceux du trophée Cinquecento d' alors était à marquer d' une pierre blanche. 
   Douze années ont passé et début octobre, je me retrouverai de nouveau sur l' ile de Beauté et toujours pour ce fameux Tour de Corse. L' épreuve aura beaucoup changé avec les formats modernes donnés aujourd'hui aux épreuves. L' auto, elle aussi aura un peu évolué. Même si ça restera une Peugeot, celle ci est un peu plus bodybuildée que notre 106 rallye d' alors, puisque c' est à bord d' une 206 WRC dernière génération que je prendrai place. C' est finalement aux cotés d' Alain Vauthier que j' officierai. Pour mon trentième pilote différent, c'est encore un homme de l' Est que je retrouverai. Nous nous sommes croisés avec Alain à différentes reprises, et c'est bien sur avec grand plaisir que je le seconderai, d'autant plus que mon pote Antoine Paque naviguera lui, Armando Perreira au sein de la même équipe. Deux hommes du Nord avec deux hommes de l' Est, chacun dans une WRC sur l' une des plus belles manches du championnat du monde ... Que demander de plus ?  Elle est pas belle la vie ?

Par Nord Rallyes Images
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Mardi 12 février 2008
undefined undefined




Traditionnellement, la seconde manche du championnat du monde des rallyes se déroule en Suède. 2008 n' échappe donc pas (encore) à la règle; voici les notes allouées aux pilotes de ce rallye de Suède.

Jari-Matti LATVALA 10/10 (1er) :   Meilleur performer du rallye et leader de bout en bout, le jeune finlandais s' est comporté comme un vieux briscard en supportant sans sourciller la pression portée sur ses épaules. Il est désormais détenteur d' un nouveau record que Loeb n' aura jamais; celui d' être le plus jeune vainqueur d'une manche de championnat du monde. Jari-Matti confirme ainsi les excellentes prédispositions montrées en fin de saison dernière. Et si finalement, l' adversaire N° 1 de Loeb cette année s' appellait Latvala ?

Mikko HIRVONEN 8/10 (2) :   Sans s' affoler en début de rallye, Mikko penqait sans doute pouvoir aller chercher son coéquipier quand celui ci allait faire la trace; mais les conditions ont voulu qu' il n' y ait pas de neige, et jamais  Hirvonen ne fut en mesure de contrer Latvala. Néanmoins et même sans remporter ce rallye, Mikko réalise la bone opération du week end en prenant ses distances en tête du championnat du monde pilote.

Gianluigi GALLI 8/10 (3) : 
  Aprés le Monte-Carlo en demi teinte, l' italien a retrouvé ici toute sa superbe. Constamment à la lutte pour le podium avec son équipier de chez Stobart, la voix lui était ouverte une fois que Henning Solberg dut jeter les armes. Attention; Gigi is back !

Daniel SORDO 8/10 (6) : 
  C'est vrai qu' avec 5 minutes de pénalité dues au changement du moteur de sa C4 aprés le Monte-Carlo, la course de l' espagnol pouvait paraitre transparente; Dani nous a gratifié d' une trés belle prestation. Il était surement celui qui se réjouissait le plus du manque de neige, et accroche deux temps scratch. Son compteur point est désormais ouvert.

Petter SOLBERG 7/10 (4) :   Petter fait toujours ce qu' il peut avec une Impreza qui semble décidemment à bout de souffle. Le meilleur temps réalisé dans le prologue de Karlstad (SS N°1) ne fut qu' un feu de paille, et le norvégien rentra dans le rang dès la première vraie spéciale. Malgré tout, Solberg fit sa course, trop loin  pour pouvoir prétendre au podium, et trop vite pour être inquiété  derrière. Bref , pas grand chose à dire ...

Tony GARDEMEISTER 7/10 (7) :
   Quand la fiabilité des Suzuki sera enfin au rendez-vous, il risque d' y avoir quelques bonnes surprises. Là encore, Tony a du faire face à des avalanches de problèmes (turbo, pression hydraulique, moteur etc ...) mais dans les rares spéciales où il n' a pas connu de soucis, les chronos se sont avérés trés bons. Quoiqu'il en soit, aprés PG Andersson à Monaco, Tony rentre lui aussi dans les points en Suède.

Henning SOLBERG 7/10 (13) :   Quelle bagarre de folie avec Galli. Ce fut pendant une bonne partie du week- end suédois, le principal interet de la course. Et puis il y eut tout d' abord une crevaison qui lui fit perdre une grosse vingtaine de secondes, et repati le couteau entre les dents, Henning finit par planter sa belle Focus dans un mur de neige comme un peu trop souvent à son habitude. Passant par le super rallye, Henning s' adjuge tous les scratches de l' étape dominicale.

Matthew WILSON 6/10 (Ab.) :   Encore une fois, le fils Wilson fit une course sage, et sans la moindre embûche. Profitant des nombreux déchets, il s'est retrouvéau cinquième rang en pleine bagarre avec Andreas Mikkelsen, le nouveau prodige norvégien. On ne connaitra jamais l' issue qu' aurait pris ce duel puisque la Focus Stobart rendit l' âme avant l' arrivée.

Chris ATKINSON 4/10 (21) : L' australien alterne le bon et le beaucoup moins bon. Posé prés d' un quart d' heure dès le début de course, Atkinson se contentera de rallier ensuite l' arrivée pour le compte du championnat constructeur, mais sans le moindre coup d' éclat. Décidemment, cette édition restera à oublier.

Sébastien LOEB 4/10 (Ab.) : Elle parait bien loin la victoire suédoise de 2004. Dominé par les Ford en début de rallye, Loeb ira à la faute dès le quatrième chrono, grillant son embrayage dans l' affaire. Suite au flexi service qui s' en suivit, le quadruple champion du monde rendra les armes. Reparti le lendemain en super rallye, Seb signera quand même 2 meilleurs temps, mais complètement démotivé, il s' arretera définitivement en même temps que le moteur de la C4. Vivement le Mexique !

Per-Gunnar ANDERSSON / (Ab.) :   Impossible de noter le jeune suédois. Pourtant à domicile, PG voulait frapper les esprits mais le moteur de la Suzuki ne lui en laissera pas le temps. Dommage, car le potentiel du pilote a l' air réellement prometteur. Là encore, à revoir trés vite en espérant enfin une auto fiable.

Les + :   Sans contestation possible, Andreas Mikkelsen est l' une des grosses perfs du week-end. En bagarre avec Matthew Wilson, il grimpe à la cinquième place et devient le plus jeune pilote de l' histoire à marquer des points. Il se murmure que Malcolm Wilson lui laisserait trés vite sa chance... Autre bonne performance, celle du jeune suédois Mads Ostberg (20 ans) qui a altérné des chronos de folie et des erreurs de jeunesse l' envoyant plusieurs fois hors de la route. Même en jouant aussi de malchance (crevaisons), Ostberg rentre dans le Top Ten !

Les - :   Al Qassimi et Rautenbach, respectivement 26 et 16ème. Ces deux pilotes ont passé beaucoup de leur temps à visiter les bas-cotés, et ensuite à deneiger les ouies d' aération de leur WRC. Mais le but pour eux est d' apprendre et d' accumuler de l' expérience, alors ne leur jetons pas la pierre. Urmo Aava a lui aussi quelque peu déçu. Il a semblé connaitre les pires ennuis pour apprivoiser une C4 difficile. Souvent hors de la route, il a lui aussi connu les joies du super rallye pour finir à une triste 18ème place.
Par Nord Rallyes Images
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 7 février 2008
    Tous les vrais passionnés de rallyes qui ont déjà suivi une manche du mondial devant leur clavier et leur écran, connaissent la voix rocailleuse de Colin.  A chaque point stop, il est l' homme de Radio WRC, celui  qui interview chaque pilote. On connait tous ses grandes envolées verbales, ses éclats de rire incontrolés, mais on n' avait jamais vu le personnage. Il est une vedette à lui tout seul et quand il arrive sur un point stop, il est acclamé par le public, et il en joue... Sa bonhomie naturelle fait de lui un personnage sympathique; alors le voici :   Thank you Colin !

undefined
Monte Carlo 2008 - ES 14 photo: Nord Rallyes Images
Par Nord Rallyes Images
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 31 janvier 2008
    Petite nouveauté en 2008, à l' issue de chaque manche mondiale, le blog attribuera des notes aux acteurs du WRC à l' instar de ce qui existe déjà dans la presse écrite.
Vous êtes d' accord... pas d' accord... Vous n' auriez pas noter solberg ou Wilson de la même façon... Dites le et n' hésitez pas à laisser vos avis dans la partie commentaires.

Sebastien LOEB: 10/10 (1er)    Nouveau record pour le quadruple champion du monde qui décroche une cinquième victoire à Monaco. Encore une gestion parfaite de la course, rien à dire.

François DUVAL: 9/10 (4ème)   Superbe course du pilote belge qui venait ici sans aucune prétention, et qui pour finir s' est battu pour le podium. L' enfant terrible semble avoir pris un peu de plomb dans la tête (en même temps que dans le pied droit). Il avait tout à découvrir; la voiture, l' Ardèche et un nouveau copilote qui semblait quelque peu fébrile avant le départ de l' épreuve, et François s' en est tiré sans aucune erreur.

Chris ATKINSON: 8/10 (3ème)   C'est tout simplement le meilleur résultat de l' australien sur l' asphalte. Pourtant coutumier de fautes à répétition, Chris a su tenir la pression exercée par Duval lors de la dernière étape et grimpe sur le podium.

Jean Marie CUOQ: 8/10 (7ème)   petite incartade, nous faisons rentrer Cuoq dans ce classement réservé  aux pilotes officiels. A domicile, Jean Marie aura réalisé une course de toute beauté sans la moindre faute. Même si il avait l' avantage de bien connaitre le terrain, il s' est permis le luxe de se tirer la bourre avec Gigi Galli avec du matériel vieillissant.

Mikko HIRVONEN: 7/10 (2ème)   Désormais premier pilote chez Ford et montré comme l' adversaire N° 1 de Loeb, le finlandais a montré qu' il n' était toujours pas à la hauteur du pilote français sur ce revêtement. Mikko n' aura même pas signé un temps scratch, se contentant de suivre le rythme à distance.

Per-Gunnar ANDERSSON: 7/10 (8ème)   Première course dans un team officiel en WRC pour le jeune champion du monde junior, et déjà quelques chronos trés encourageants quand l' auto veut bien rester fiable. Pas trés gaté sur ce dernier plan, Andersson offre tout de même à Suzuki ses premiers points en mondial. Ce n' était même pas l' objectif avoué de l' équipe.

Daniel SORDO: 7/10 (11ème)   Seul à pouvoir suivre le rythme de son équipier en début de rallye, Dani semble encore un peu fragile. Une touchette lui vaudra des soucis de différentiel avant que son moteur ne rende l' âme, l' obligeant à passer par la case "super-rallye" et surtout le privant d' une deuxième place.

Peter SOLBERG: 5/10 (5ème)   L' ancien champion du monde ne serait il plus que l' ombre de lui même? Alors que son équipier démontrait que la Subaru fonctionnait, le norvégien n' a jamais été en mesure d' approcher Atkinson. Bref, Solberg attaque 2008 comme il a fini ses dernières saisons... avec le moral dans les chaussettes.

Gianluigi GALLI: 5/10 (6ème)   On attendait mieux du fantasque pilote italien. La comparaison avec Duval chez Stobbart était attendue, mais là aussi Galli n' a jamais inquiété son équipier belge. Pire, il devait contenir les assauts du privé Jean Marie Cuoq.  A revoir.

Jari-Matti LATVALA: 5/10 (12ème)    Sa course commence par une crevaison dans le premier chrono, et 4 minutes d' envolées. Ce ne sera plus ensuite qu' une course poursuite qui se terminera par une touchette occasionnant la casse d' un amortisseur. Pas trés glorifiant pour le jeune remplaçant de Gronholm qui rejoint tout de même le port de Monaco. Vite, la terre pour Jari-Matti.

Henning SOLBERG: 4/10 (9ème)   Pas grand chose à dire sur l' ainé des frères Solberg qui n' était pas nominé sur cette épreuve. On peut penser qu' il ne regrettera pas l' absence du Monte Carlo au calendrier 2009. Rien à ajouter sur une course assez ... transparente.

Matthew WILSON: 4/10 (10ème) Le quatrième pilote Stobbart est resté fidèle à son habitude en navigauant aux alentours de la dixième place. Le jeune britannique commence à avoir une grosse expérience du WRC, et on se demande de moins en moins si son éclosion aura lieu.

Toni GARDEMEISTER: / (Ab.)   Pas de notes pour le sympathique finlandais qui a du subir les caprices de sa mécanique durant tout le week end (turbo, moteur etc...). Difficile donc de se faire un avis sur les seuls quelques chronos parcourus sans problème. Mais le pilote a toujours le coup de volant. A revoir dès la Suède...



Par Nord Rallyes Images
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 27 avril 2007
    Faisons donc quelques spéculations sur le futur sportif de Citroën...
Pirelli devenant le manufacturier exclusif du championnat du monde des rallyes dès 2008,  il n' est pas exclu de penser que Citroën pourrait arreter son programme officiel en WRC.  Quand on connait le passé historique qui lie les noms de Citroën et Michelin; la chose est tout a fait enviseageable, et jamais donc une voiture de la marque aux chevrons ne roulerait en gomme italienne. D'ailleurs, ces jours ci, Citroën a annoncé que la marque s' engageait officiellement dans le championnat IRC. Tous les clients ( à commencer par Simon Jean-Joseph ) roulant donc dans les épreuves de la série, en C2 S1600, R2 ou même Saxo ... pourront donc marquer des points pour leur compte personnel, mais aussi pour la marque. Pas bête, quand on voit que la Mayonnaise a l' air de bien prendre, et que les constructeurs déjà engagés multiplient les ventes de leur kits... Pas bête non plus quand on voit la qualité des plateaux annoncés sur les épreuves européennes qui vont arriver (au moins douze autos de type Super 2000 attendues à Ypres). Reste à voir Si David Richards et les vautours de la FIA n' iront pas mettre les pieds dans le plat pour prendre leur part du gateau ! Au dernières nouvelles, la société ISC serait sur les rangs pour racheter les droits télé d' Eurosport ....
    Alors...  Quel futur pour la C4 WRC ? Mes amis nordistes verront ils bientôt Loeb rouler à Ypres en IRC ?
   ... à suivre !
Par Nord Rallyes Images
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander

Publicité

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Images Aléatoires

Créer un Blog

Recherche

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus